Texte repris de l’article publié sur Medium par Open Food France le 27 mars 2019 (lien vers l’article).

Les circuits courts connaissent depuis les années 2000 un regain d’intérêt sur le territoire français (voir interview de Yuna Chiffoleau dans Le Monde, janvier 2019). Mais quand on parle de circuits courts, cela englobe toute une diversité de circuits de distribution qui illustrent une variété de modèles économiques, organisationnels, humains, logistiques : vente directe à la ferme, sur les marchés, magasins de producteurs, drives fermiers, groupements d’achat, supermarchés coopératifs, AMAP, vente intermédiée via des “ruches” ou équivalents…

Image entrepôt Alterconso

Dans l’entrepôt d’Alterconso, extrait d’une video publiée sur Youtube par Alterconso. Crédits photo : E.Monteiro/T.Ranovanovic

Depuis une dizaine d’années, l’avènement du numérique a permis le foisonnement de nouvelles initiatives, comme La Ruche Qui Dit Oui ou encore Okadran. Mais au-delà de ces startups, pourquoi et comment les organisateurs de circuits courts utilisent-ils le numérique ? A quels besoins ces outils répondent-ils ? En quoi leur facilitent-ils le travail ? Quelles sont les difficultés que pose l’adoption d’outils numériques dans un circuit court ?

Peu d’études s’intéressent aux outils, et notamment aux outils numériques, qui sous-tendent l’organisation de ces circuits de distribution, l’organisation des ventes, de la communication, l’organisation collective opérationnelle du projet, voire l’essaimage des projets. C’est pour cela que nous avons souhaité nous pencher sur la question.

Quels sont les impacts potentiels de l’utilisation d’outils numériques par les organisateurs de circuits courts sur la durabilité de leur modèle ?

Dans le cadre du Réseau Mixte Technologique Alimentation Locale, Open Food France et l’INRA se sont associés pour mener une première étude dont l’objectif est d’identifier la pluralité des usages du numérique par les organisateurs de circuits courts et de formuler des hypothèses sur les impacts économiques, sociaux et environnementaux associés. Ces hypothèses pourront ensuite faire l’objet d’une étude plus approfondie pour les valider, modérer ou infirmer.

Distribution du Collectif Percheron

Crédits photo : Collectif Percheron

 

Parmi la vingtaine d’organisateurs de circuits courts interrogés, nous vous proposons, avant la publication du rapport aux alentours de mai 2019, de découvrir 4 témoignages qui montrent déjà un premier niveau de diversité d’usages, d’enjeux et d’impacts.

Alterconso

La coopérative rassemble 50 producteurs, 800 familles et 8 salariés, et organise la livraison de paniers sur abonnement dans 14 points de retraits à Lyon.
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Collectif Percheron

Le groupement d’intérêt économique est géré par 26 producteurs, et organise la vente et livraison des produits à 32 groupements de consommateurs à Paris.
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Ferme de Travailles

L’exploitation vend principalement la viande, mais aussi des paniers de légumes, boissons et produits d’épicerie issus de producteurs de la région normande.
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Au Panier Rusé

L’association loi 1901 organise des achats groupés de produits d’épicerie autogérés par des groupes d’habitants dans la région de Lille.
> voir le portrait d’Au Panier Rusé


Une journée de restitution et d’échange est organisée le 12 juin 2019.
> Voir l’invitation et le lien pour s’inscrire


Cette étude, ainsi que la rédaction de ces premiers livrables, ont été conjointement réalisés par Grégori Akermann (INRA), Myriam Bouré (Open Food France), Yuna Chiffoleau (INRA), Céline Montheard (Open Food France) et Mélanie Ponson (Open Food France).